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 Le bleu est une couleure chaude adapté en film

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baboo
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MessageSujet: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 23 Mai - 22:05

La vie d'Adèle : la passion brûlante de deux femmes, vue par Kechiche

Une adolescente qui s'éveille au désir avec une fille aux cheveux bleus: "La vie d'Adèle" du Franco-Tunisien Abdellatif Kechiche, présenté en compétition à Cannes, traite avec délicatesse une passion amoureuse entre deux femmes comme rarement abordée au cinéma, portée par un duo d'actrices resplendissant.


Adèle (Adèle Exarchopoulos), lycéenne de 15 ans, sort avec des garçons jusqu'au jour où elle rencontre Emma (Léa Seydoux), une jeune femme aux cheveux bleus, étudiante aux Beaux Arts. Avec elle, Adèle va découvrir le désir et la passion amoureuse, apprendre à se connaître et devenir femme, en même temps qu'elle s'affirme à travers sa vocation d'institutrice.

Adapté librement de la bande dessinée "Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh, "La vie d'Adèle - chapitre 1 et 2" suit la naissance et l'évolution d'une passion absolue entre les deux personnages d'Adèle et d'Emma.

Le film s'attache à montrer avec humanité, sensualité et finesse les émotions et le trouble sur leur visage, souvent filmé en gros plan, à travers un regard ou le mouvement d'une bouche.

"Le gros plan permet de capter des expressions très fines, qu'on ne voit pas toujours dans la vie, des petits mouvements. C'est quelque chose que j'aime", a expliqué lors d'une conférence de presse Abdellatif Kechiche, récompensé deux fois par les Césars du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario, pour "L'Esquive" en 2005 et "La graine et le mulet" en 2008.

Le réalisateur dépeint aussi le ballet et le désir des corps à travers des scènes de sexe aussi naturelles que très explicites, sans jamais être glauques.

"On espère que pour chaque scène, il se passe quelque chose de beau", a souligné le réalisateur, qui dit avoir aussi travaillé sur "la sculpture des corps, la lumière et la beauté des visages".

Universel

Les troubles et les questionnements intimes de l'adolescence, l'emballement des sens et les tourments de l'amour sont aussi montrés de manière universelle, au-delà de toute question d'orientation sexuelle.

"Je n'ai pas eu envie de faire un film militant ou avec un discours sur un thème précis, ici en l'occurrence l'homosexualité", explique Abdellatif Kechiche, qui dit avoir voulu plutôt "raconter l'histoire d'un couple, du couple".

"La problématique de l'homosexualité, je ne voyais pas pour quelles raisons je l'aborderais spécialement, car la meilleure façon, si je devais avoir un discours sur ce sujet, ce serait de ne pas en avoir, de filmer cela comme n'importe quelle histoire d'amour", dit-il.

Le réalisateur filme aussi ses actrices avec empathie et amour, qu'il s'agisse d'une Emma/Léa Seydoux aux cheveux courts, libre et provocante, ou d'une Adèle/Adèle Exarchopoulos --actrice de 18 ans vue dans "Les enfants de Timpelbach", "La rafle" ou "Des morceaux de moi"-- sensuelle et toute en sensibilité.

A Cannes, la comédienne était déjà citée jeudi par certains critiques comme possible prix d'interprétation du festival.

S'il y a "une dualité" entre les deux personnages, celui d'Adèle "pragmatique" et l'autre "plus aérien", selon Abdellatif Kechiche, le réalisateur se dit "très admiratif du personnage d'Adèle", "courageuse, dévouée, forte".

"A aucun moment elle n'abdique quand il s'agit de son travail d'institutrice", explique le réalisateur, qui dit avoir "une admiration pour les gens qui passent leur vie à donner à des élèves un enseignement, qui s'investissent dans ce métier".

Pour lui, le personnage d'Adèle est un peu son Antoine Doinel, le héros incarné par Jean-Pierre Léaud dans plusieurs films de François Truffaut. "Je vous avoue que j'y ai pensé", confie-t-il.

(Source AFP)

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Alyane
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Ven 24 Mai - 17:12

Je ne sais pas ce que donne le film mais J'avais beaucoup aimé la BD Smile
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Pichou

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Dim 26 Mai - 18:03

Palme d'or 2013 rock
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heloise

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Dim 26 Mai - 19:27

Salut !

Ouais, j'ai entendu ça en revenant de Normandie ! heloise On m'a offert la BD. Je l'ai lue, mais j'avoue ne pas m'en rappeler (si ce n'est que j'avais aimé). Je vais la relire. Un beau pied de nez à la manif' d'aujourd'hui !! Purée, sur le périph', y avait une espace avec apparemment des mômes à l'arrière qui agitaient des mini-drapeaux Manif pour tous...

En plus, le film fait consensus. J'entendais à la radio que des journalistes ciné avaient fourni leur palmarès (pour je ne sais plus quel canard ou quelle émission, comme ils le font chaque année) et sur 14 d'entre eux, 11 avaient choisi ce film comme palme, ce qui était une première.

Ariane-vive-Cannes,-vive-Spielberg,-vive-Kechiche-!- :chips2:
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Piiimvert

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Dim 13 Oct - 7:49

Je suis allée le voir hier soir et pour ma part, très grosse déception.

- Il y a des passages à approfondir quitte à enlever des bout de scènes de cul qui sont plus de l'ordre du porno que de l'érotique (on voit quand même de manière distincte un visage s'enfouir dans un clito, il est difficile d'imaginer que les actrices n'ont pas réellement baisé, les scènes sont longues longues longues, et vas-y que je te prends dans cette position et viens aller on change, j'ai 13 ans et je peux voir ce film, tout va bien !)
- Adèle fait vulgaire et dégueulasse pratiquement tout le film, alors qu'elle est plutôt jolie. C'est filmé tellement bizarrement, tout le temps en gros plan comme le dit l'article de Baboo, alors que le visage d'Adèle n'est pas hyper expressif, elle a l'air malheureuse et blasée presque tout le long, son perso est pitoyable.

Rien à dire sur le jeu d'Emma, je pense qu'elle était beaucoup plus convaincante. Cela dit, je n'ai pas lu la BD donc mon avis sur les perso est peut-être sans intérêt, peut-être que justement c'est ce qu'il en ressort de la BD.

Mais bref, très déçue et très déçue de la fin également.
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Almeria

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Dim 13 Oct - 12:34

ça donne envie dit donc ! :what: 
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baboo
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Dim 13 Oct - 12:44

ça fait un moment que je dis que faut que je le regarde mais... pfff lol
ça va encore moins me motiver là lol

j'ai vu/entendu l'autre actrice que j'ai trouvé très bien effectivement. 'parait auss que le réalisateur était un peu tyrannique ?

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Almeria

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Dim 13 Oct - 13:05

j'ai jamais vu une promo aussi rigolote pour un film.

:redface: 
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Marianne
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Dim 15 Déc - 13:38

Donc "La vie d'Adele" ...long, triste ... avec de la vraie morve dedans, et des culs en gros plans ... beaucoup ... et des fois des seins aussi un peu.

La polémique sur les scène de sexe :  c'est plutôt la longueur, notamment de la première qui gêne.

C'est un peu comme être à table avec un couple qui se bécote. Au début tu te dis "ma foi c'est mignon"... après ils y vont un peu plus fort et tu commences à trouver le temps long ... et puis quand ils sont limite à copuler sur la table soit tu te barres parce que tu te sens de trop soit tu fais "oh hé ça va maintenant heing !" . Bref, au bout de cinq / six minutes tu commences à être un poil gênée et à décrocher des acrobaties.

Concernant le côté "mais est ce du vrai sexe lesbien ?" ... ben j'ai rien vu qui m'ait choquée en me disant "oh mon dieu le regard pourri de l'hétéro mââââle" . C'est vrai que c'est pas la première fois la plus timide du monde mais j'ai plutôt l'impression que c'est la mise à nue de leur sexualité qui gêne certaines lesbiennes...ou alors elles ont juste une sexualité plus soft mais faut pas généraliser ça au "sexe lesbien" .
Bref, mon point de vue c'est que c'est pas une fausse vision, mais que c'était juste inutile d'aller aussi loin dans la représentation.

Bon, le propos du réalisateur c'était d'en faire une passion physique donc ouais ... mais on avait compris sans aller jusque là.

Spoiler:
 

Le film reste profond mais j'irais pas me pâmer. Reste qu'on a rarement vu une telle représentation de l'amour, de sa naissance à son déclin ... et des blessures qu'il nous laisse. C'est donc bien une oeuvre aboutie, un regard, qui plaît ou déplaît ... fait réagir en bien ou en mal ...
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Naya
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 15:03

Bon aloooors, je me suis penché sur ce film il y a trois jours XD.... Je l'ai fini cette nuit à 1h du mat' Rolling Eyes 
J'ai réussi à le trouver avec multiples efforts XD.... Il est encore au cinéma? M'enfin rabbit 

Premier constat:
Il est long (quand même, trois heures, je ne m'y attendais pas Razz )
Deuxième constat: Merde, je n'ai pas compris la moitié des répliques O_O..... heureusement, j'ai téléchargé une version du film avec sous-titre en anglais, sinon j'aurais rien pigé Shocked Première fois que je regarde un film français et que je ne comprends pas ce qui est dit  :whbs: ...
Troisième constat: Personne n'a appris à manger du spaghetti proprement dans ce film? :almeria: Et Adèle, elle ne peut pas manger la boucher fermé SVP!! :mafalda:
Quatrième constat: Le mec au début du film ne porte pas de condom, je suis outré :redface: (Quel genre de message ont envoi aux jeunes là?  )
Cinquième constat: J'ai pas compris le personnage d'Adèle, ces motivations... ya un manque de développement par rapport à la BD ou le personnage est vraiment... vide(?)? Neutral 
Sixième constat: Dans la première looooooongue scène entre Adèle et Emma... Il y a des moments, je me demande VRAIMENT comment ils ont fait pour que se soit du sexe simulé et non pas du vrai Shocked affraid 
Septième constat: Pendant cette même scène, j'étais seule devant mon écran, les écouteurs sur les oreilles, dans le sous-sol chez mes parents, alors que eux dormait à l'étage et j'étais gêné devant mon écran 
Huitième constat: Je suis la seule qui utilise des kleenex quand je pleure autant? La morve au nez, ça va, mais quand c'est rendu dans la bouche...  : silent 
Neuvième constat: Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment avec ce film... ça fait des mois que je vois sur internet que c'est LE film à voir et lalala... bon ben, c'est fait vala :naya: 

 heloise 
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D4N

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 18:37

Naya a écrit:
J'ai pas compris le personnage d'Adèle, ces motivations... ya un manque de développement par rapport à la BD ou le personnage est vraiment... vide(?)? Neutral

Le personnage d'Adèle est un peu différent dans la BD (déjà elle s'appelle pas pareil!), mais dans le film, moi je l'ai pas trouvée vide: elle aspire à trouver sa place dans la société via un métier qui lui plaise et qui soit utile, et elle est "juste" tombée follement amoureuse d'Emma qui a une vision de la vie radicalement différente.  Même si elle s'oppose à ses parents sur sa sexualité, elle garde leur philosophie pour le reste de sa vie, et c'est ça qui ne colle pas avec Emma... du coup quand elle se retrouve dans ce monde, elle ne s'y sent pas à l'aise et on a cette impression de "coquille vide". Bon c'est mon analyse à deux balles, hein  rabbit 

En fait ça m'a beaucoup parlé parce que mes parents sont comme ça: pour eux l'art est un loisir et en faire son métier est dangereux et inutile (je caricature un petit peu, mais pas tant que ça...). Finalement si le film a été tant apprécié, c'est parce qu'il montre vraiment bien la collision entre ces mondes pas si éloignés mais radicalement différents.
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Marianne
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 19:52

La BD ne creuse pas beaucoup les personnages mais elle s'axe plus sur la difficulté qu'à le personnage principal à s'assumer plutôt que sur une question de clivage social ( pas présente dans la BD ). Si la BD garde un côté très adolescent, la passion et l'amour y sont bien retranscrits ( contrairement au film, à mon sens ).

Spoiler:
 

Le clivage social, je l'ai trouvé grossier. Disons que j'ai du mal avec une imagerie qui me semble un peu d'un autre temps. Des thèmes un peu dépassés ( mais c'était aussi le cas dans la BD de mon point de vue ).
Je ne pense déjà pas que le rapport à la vocation artistique soit fondamentalement sociale : je crois que cela dépend des angoisses et des aspirations des parents, de leurs regrets, de leurs espoirs. Des parents n'ayant pas pu réaliser un rêve de vie d'artiste se priveront parfois pour permettre à leur enfant d'y accéder ( quitte à les pousser un peu plus ) , dans un milieu aisé, les études à rallonge dans une branche peu porteuse importent peu si les moyens sont là et qu'il y a le bénéfice du diplôme au final ( on sait que les enfants ne se retrouveront pas à la rue de toute façon ). En bref : c'est moins grave de faire des études "qui ne servent à rien" que de ne pas en faire ... et peut être un côté snob ou mieux vaut un BAC + 5 en arts du spectacle qu'un CAP plomberie.

J'ai du mal avec cette stigmatisation : les gens populaires qui mangent des spaghettis bolo , sont homophobes et terre à terre, et les gens aisés qui mangent des fruits de mer, collectionnent les tableaux et sont super open.
Globalement, on sait que ça n'est pas si simple. L'homophobie familiale, c'est aussi et avant tout à mes yeux une question d'amour et d'affection plus que de compréhension ou d'intellectualisation.

Et enfin, j'ai du mal avec les personnages centraux qui souuuufffrreent tellllement d'être homos qu'ils couchent à gauche à droite , mentent, pleurent sur leur sort etc. Ça irait si c'était rare, mais c'est TOUT le temps ça .... pour la seule et unique raison qu'on ne sait pas représenter un personnage homo sans qu'il y ait un problème direct avec son orientation.

Je te rejoins Naya sur le personnage d'Adèle : je pense qu'elle est assez creuse en fait  ( en tout cas telle qu'elle est représentée )
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Naya
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 21:59

D4N---> Même si je sais que le clivage des classes sociales est un (sinon LE) thème du film, je ne peux pas dire que j'ai été marqué par ces détails là... Peut-être parce que la situation n'est pas vraiment la même au Québec...  scratch D'un autre côté, je viens d'une famille qui est très aisé financièrement parlant... Mon père est ingénieur, mais ma mère est une artiste, j'ai sans doute un regard biaisé sur la chose Razz 



Marianne a écrit:
L'homophobie familiale, c'est aussi et avant tout à mes yeux une question d'amour et d'affection plus que de compréhension ou d'intellectualisation.
Je dirais surtout d'amour propre...
''Mais non, mon enfant, la chair de ma chair ne peut pas être gay, il ne peut pas avoir pris ça de moi (donc, c'est un choix qu'il a fait d'être gay), c'est quoi les voisins vont penser, je ne me laisserai pas ridiculiser''
Une bonne dose d'incompréhension, mixé avec de la honte et du dégoût aussi.
Quand on parle d'homosexualité, le sujet est axé QUE sur ça, elle est là la différence, pas ailleurs. Si déjà parler cul, c'est pas ton truc, parler cul ''pas normal'' c'est impensable/inconcevable scratch 
J'pas certaine d'être clair dans mes propos, je suis désolé pale 


Marianne a écrit:
Et enfin, j'ai du mal avec les personnages centraux qui souuuufffrreent tellllement d'être homos qu'ils couchent à gauche à droite , mentent, pleurent sur leur sort etc. Ça irait si c'était rare, mais c'est TOUT le temps ça .... pour la seule et unique raison qu'on ne sait pas représenter un personnage homo sans qu'il y ait un problème direct avec son orientation.
Normal(?), les homos qui vivent heureux pour toujours, on ne les voit pas bbdevil 
Ils ne font pas de vagues, il n'y a pas de drame, ne font pas la Une des journaux... bonjour la représentation de la diversité :redface: 
Et puis le film serait nul, il serait ''sans histoire'' (je n'ai jamais aimé cette expression  ) Reportage télévisé: C'était un homme sans histoire, il vivait sa vie, bon payeur de taxes, petite famille, il s'est fait tuer sans raison lalalala
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Marianne
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 22:07

Si , puisque l'histoire du film c'est une histoire d'amour vouée à l'échec à cause des clivages sociaux. L'homosexualité est un prétexte mais ça pourrait aussi bien être un couple hétéro. Parce que l'histoire de la tromperie, c'était la goutte d'eau , mais l'histoire était déjà foutue avant.
Ça aurait très bien pu être un couple ou les deux filles s'assument mais où elles ne se rencontrent jamais ailleurs que dans le lit .

On a vu depuis un certain nombre de représentations possibles ou l'homosexualité n'était pas "LE" problème de base des protagonistes qui s'avéraient juste avoir la particularité de l'homosexualité. Et du coup ça rend l'histoire plus intéressante pour moi , puisqu'on s’inquiète de donner une profondeur autre au personnage que "oh mon dieu , je suis homo" 

C'est ce qui me gêne dans l'histoire...on n'a pas bougé depuis les années 90's...ça me gavait déjà au milieu des années 2000. Je préfère encore l'époque du subtext, c'est moins lourdingue.
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 22:22

Marianne a écrit:
Si , puisque l'histoire du film c'est une histoire d'amour vouée à l'échec à cause des clivages sociaux. L'homosexualité est un prétexte mais ça pourrait aussi bien être un couple hétéro. Parce que l'histoire de la tromperie, c'était la goutte d'eau , mais l'histoire était déjà foutue avant.
Ça aurait très bien pu être un couple ou les deux filles s'assument mais où elles ne se rencontrent jamais ailleurs que dans le lit .
Je dois avoir une vision plus psycho que socio de la chose alors XD... J'aurais dit foutue d'avance, car pas les mêmes valeurs/intérêts + un esprit libre vs un pas d'esprit esprit compacté dans ses peurs et le fait qu'elle assume pas qui elle est... Mais on est d'accord, elles n'ont rien à se dire les cocottes Laughing (s'pour ça que les scènes de culs sont aussi longues :redface: )

Marianne a écrit:
On a vu depuis un certain nombre de représentations possibles ou l'homosexualité n'était pas "LE" problème de base des protagonistes qui s'avéraient juste avoir la particularité de l'homosexualité. Et du coup ça rend l'histoire plus intéressante pour moi , puisqu'on s’inquiète de donner une profondeur autre au personnage que "oh mon dieu , je suis homo" 
Pensons à Buffy cheers  cheers  cheers 


Marianne a écrit:
C'est ce qui me gêne dans l'histoire...on n'a pas bougé depuis les années 90's...ça me gavait déjà au milieu des années 2000. Je préfère encore l'époque du subtext, c'est moins lourdingue.
Si les choses étaient faites pour changer rapidement, ça se saurait :lightsmile: 
(C'était le commentaire inutile du jour)

 :naya: 
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 22:33

Je vais peut-être dire une connerie (surement en fait) mais je trouvais qu'elle s'assumait à peu près moi la Adèle -bon réflexion faite pas des masses, mais ça me semblait pas être le cœur du problème.
Et pour le coté social, c'est vrai que la différence de classe ça fait un peu cliché, en même temps la famille d'Adèle m'avait pas paru particulièrement modeste, mais ptet que je vois ce que je veux voir...
Heureusement que je suis pas critique de film!!  plop 
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Naya
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 2 Jan - 22:40

D4N a écrit:
en même temps la famille d'Adèle m'avait pas paru particulièrement modeste, mais ptet que je vois ce que je veux voir... 
Oui, c'est un peu ça pour moi aussi... on peut avoir des sous et aimer le spaghetti quand même :redface: 
J'ai surtout retenu les différences de valeurs (faire ce que tu aime vs faire quelque chose de pratique/payant) scratch
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baboo
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Mer 29 Jan - 22:20

vu. Pas aimé. Pour les déauts déjà évoqué.

En fait, après réflexion, il ne faut pas reggarder le film en pensant que c'est l'adaptation du livre "le bleu est une couleur chaude" mais juste une interprétation / inspiration .

Trop de différences, c'est limite plus la même histoire :

- c'est pas le même titre, parce que finalement le réalisateur fait le choix de changer d'angle justement. D'une histoire d'une rencontre, il en fait juste : un bout de tranche de vie d'Adèle. Why not, ça peut pendre le spectateur à contre pied (quand c'est bien fait). A ce moment là, il aurait fallu plus insisté sur ses journaux intimes alors, qui sont plus détaillé dans la BD.

- Pas les même Prénom : Pourquoi ??... mystère. ça n'apporte rien, à part une volonté spécifique du réalisateur

- il met l'accent sur la lutte des classes plutôt que la rencontre homo et l'acceptation

- la fin est même carrément différente ! Qui est quand même le postulat de départ de la BD, et je trouvais d'ailleurs de commencer l'histoire par Emma lisant les journaux intime de Clementine, pas original, mais poétique. Alors oui, Chapitre 1 & 2. Et il occulte complètement le chapitre 3 et non des moindres.

- Les chose en moins :

  • le temps de romance de leur relation où elles se tournent autour, qui a son charme dans une relation quand la passion prends, et le temps pour Clémentine pour assumer, et Emma qui ne veut pas rompre pour une relation si risqué tant que Clémentine ne sait pas ce qu'elle veut.
  • quand elles se font surprendre par les parents de Clementine qui fou leur fille à la porte
  • la vie et relations amoureuses de Valentin.
  • la rupture d'Emma avec sa copine du moment
  • toute la fin !!!! et entre autre le rapprochement forcé et difficile d'Emma avec la famille de Clementine.

=> Donc clairement tout ce qui se rapporte aux couple(s), pour se consacrer qu' Adèle (et encore , on rajoute des couples hétéros dans leur entourage qui n'y était pas, alors j'ai pas compris). La poésie et finesse ont disparu pour du sexe et du cru.

Et donc il ne s'agit pas d'enlever des choses par manque de temps (parce que 3H quand même!!) , mais c'est pour en inventer des nouveaux truc, mais qui pour moi n'apporte rien. :/ :

  • des scènes de cul : multipliées, rallongées et détaillées, trop, beaucoup trop, je crois que j'ai arrêté de compté à la 4ème de sexe. Il nous a refait tout le kamasutra lesbien ma parole ! c'est plus vendeur ? Ou juste un fantasme ?
  • Clementine couche avec le petit copain (et oui, sans capote, j'ai remarqué aussi). Alors que justement elle n'y arrive pas dans le livre, ce qui l'amène à se demander ce qui cloche. Copain plaqué du coup aussi vite le lendemain d'un revers de la main. Normal. ça en fait une ado de lycée qui couchent super facilement (comme ses copines d'ailleurs)
  • les scènes de repas avec les parents pour présenter ou non la girlfriend, jusqu'au détails du menu, et des goûts d'Adèle en matière de fruits de mer (ouf, des huitres,  on a échappé aux moules !). Tout ça pour montrer la différence de situation sociale, sans rentrer dans la différence des menu on aurait compris, on est pas débile. Dans la BD, Emma n'amène d'ailleurs pas Clémentine chez elle du tout (car sinon 'elle n'aurait pas pu se retenir de lui faire l'amour", aveux qui fait d'ailleurs basculé la relation, ce qui donne du vrai pep's et de la passion.
  • la scène du repas d'anniversaire : une éternité!!! pour montrer quoi ? Qu'elle ne s'intègre pas dans l'univers d'Adèle ? y'avait moyen de faire plus court, idem on a pas 2 de QI. La scène du petit dej avec Adèle à fond dans son univers artistique suffisait.
  • Clementine était trop torturée pour aller à la gaypride. Là elle y va. Donc clairement volonté de ne pas traiter cette partie sur la phase d'acceptation, qui àà mon sens est importante.
  • le travail d'Adèle : ok kechiche veut rajouter qu'elle est instit, mais elle n'est d'ailleurs pas crédible on dirait une ado de 17ans avec une tailleurs CAMIF... mais bon bref, toutes ces journées à l'école, les contines, la dicté, le spectacle... les enfants, les collègues, Heu oui bon ben elle est instit quoi, on a compris. Et ??? Ok elle déprime même au boulot, mais le thème de la difficulté du corps professoral qui doit gérer avec leur problème perso, c'est peut être pas trop le thème ? Ou si peut être...
  • le jeune homme qui lui tourne autour. Alors ok, mais retirer un peu du perso d'Emma, de son ex, Valentin,  pour en approfondir un nouveau... bof. Idem, qu'est-ce qu'il apporte ? Juste un des élements survolé dans la vie d'Adèle ? Ca accentue cette sensation que "pas assez approfondie"
  • La nouvelle vie d'emma : bah changement de fin, nouveau perso, qui a des enfants. Bon bah là c'est pareil, ce n'était un aspect de la personnalité d'Emma de vouloir fonder une famille... mais soit... ça aurait plus collé au perso d'Afèle qu'Emma mais bon...
  • les disputes : il en fait des tonnes. Trop vulgaire, trop longues là encore. La lycéenne qui repètent au moins 5 ou 6 fois "t'a dormis chez moi, tu voulais me bouffer la chatte". Ou bien quand Emma met Adele dehors  : répètent 5 ou 6 fois "espèce de sale pute, espèce de trainé" .. pfff là encore, disque rayée (et c'est pas comme si on avait le temps) et pas très crédible finalement, elle est déçue et triste, mais ne manquerait pas à ce point de respect à Adèle pour s'abaisser à l'injurier de la sorte. Un mec aurait peut être réagit comme mais ça ne colle pas à Emma.
  • + de sexe, et - d'amour. Oui biensûre, on se fou la main entre les cuisses en plein restau nous autres lesbienne... C'est vulgaire et donne un côté pathétique à Adèle (que Clementine n'a pas)
  • un sens du détails exagéré, et réalisme, qui prend du temps de pellicule pour rien. La  morve, les gros plan des fesses.


=> bref, rajouter des truc, ok, mais à conditions que ça apporte quelque chose et ne pas délaisser le reste. Ça donne des Ellipses de fou, qui m'ont dérangées, j'imagine ceux qui n'ont pas lu le livre, ça doit être super chaud.


Enfin bref j'en passe et des meilleures. Bef, si, j'ai eu cette impression d'être trompé sur la marchandise, qu'il avait dénaturé l’œuvre.
Et contrairement à Marianne, moi j'ai ressenti de façon trop présente, la vision du réalisateur masculin, sa vulgarité, ses fantasmes, ses position sociales.

Impression de gâchis : bon scenario,  bonnes actrices (bon le jeu d'actrice de Léa Seydou pas toujours terrible, mais ce n'est pas la pire), mais mauvais réalisateur pour moi. Sans tomber dans le cliché "si ça avait été réalisé par une femme, ça aurait té tout autrement différent et mieux"...  c'est ce que je pense. ( bon, sauf peut être Catherine Bréjat  lol! )
Et toutes les problématiques de l'homosexualité sont carrément supprimées : Soit volonté justement de traiter comme si c'était un film hétéro, ou peur de tomber dans la polémique (je ne pense pas) ? Ou tout simplement qu'il ne sent pas concerné donc pas important, ouai c'est du chichi et gaspillage de pellicule tout ça, allez met plutôt une scène de cul en plus, et plus lonnnng la scène de la morve...
Je dois être trop romantique blush , ou alors faut pas avoir lu le livre avant...  study
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Marianne
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Mer 29 Jan - 22:59

Une question : est  ce que le sexe doit appartenir au "masculin" absolument ? Perso, j'aimais bien le côté artistique et sensuel de "when night is falling" mais on peut aussi aborder la sexualité lesbienne sans se reporter toujours à une fausse pudeur. Parce que globalement, l'idée du réalisateur c'était de coller à une certaine réalité, pas forcément hyper belle ou glamour.
Dans les films lesbiens, souvent, la représentation sexuelle est pudiquement détournée ou c'est l'inverse, la foire à tout et n'importe quoi limite dég histoire de montrer qu'on est pas des femellettes qui rejettent le sexe.
Bon, là , il en a rajouté trois couches pour faire parler...ça a fonctionné. Sur la représentation en elle même, pas choquée, j'ai déjà vu bien pire ( mais c'était moins long c'est sûr)

Adèle est d'emblée présentée comme une fille charnelle, on le constate tout au long du film , et le choix ( critiquable ou non ) était d'aborder le thème passionnel sous l'angle physique ( trop peut être, mais ça reste logique).
Est ce particulièrement masculin ?

J'ai surtout ressenti les obsessions du réalisateurs dans la façon qu'il avait de tout le temps filmer des culs ( Adèle de dos dans la rue, Adèle dans son lit sur le ventre, les statues dans le musée, la fessée lors des actes sexuels ). Manifestement, c'est son truc à lui ... m'enfin qu'il soit homme ou femme , ça serait pareil , tout le monde peut avoir ses fétiches.

Je pense simplement qu'il ne faut pas SE projeter trop. C'est pas l'histoire des lesbiennes, c'est pas la sexualité des lesbiennes et la BD n'est qu'un support ( d'où le changement de titre, et le changement de nom de l’héroïne )

Pourquoi une scène si longue pour l'anniversaire d'Adèle ? Pour s'opposer un peu plus tard à la fête en l'honneur d'Emma.

Pourquoi des scènes si longues à l'école ? Parce que l'école est centrale tout au long du film ... dans l'histoire, c'est l'instruction qui permet de s'élever, de se poser des questions, d'évoluer dans la vie. Adèle veut être instit parce que c'est l'école qui lui a permis de se développer. C'est la seule chose qui lui tient tout au long du film.
Hors, quand l'histoire évolue, on voit qu'Emma dénigrera toujours ce qu'elle perçoit comme un manque d'ambition de la part d'Adèle. Elle vient d'un milieu aisé, culturellement ouvert , ce qui lui est évident lui semble "trop simple" alors que pour Adèle, c'est l'inverse absolu...enseigner, et pouvoir donner des clés aux enfants pour qu'ils puissent s'élever, c'est énorme.
Opposition faite un peu à la truelle, c'est vrai ... mais c'est le vrai sujet de l'histoire.

La question de l'acceptation / non acceptation, elle est traitée ... mais différemment, parce qu'il ne voulait pas faire un film sur ça. Dans l'absolu, je dirais qu'il a eu raison parce que les films sur "trop dur d'être lesbienne" et les histoires là dessus, j'en ai un peu soupé et qu'il est aussi bien que le cinéma (européen ) passe la seconde à ce niveau.
En gros, le côté lesbien est souligné mais on s'en fiche un peu que cette passion unisse un homme/une femme/deux femmes/deux hommes...c'est peut être ça qui est mal compris, il n'est même jamais dit ou montré clairement que le personnage est homosexuel. La fin reste ouverte à ce sujet.

Avouons que la BD de base , mis à part le dessin, proposait un scénario digne d'une fanfiction très moyenne avec des revers scénaristiques hyper éculés et un romantisme un peu bon marché  ( j'ai rien contre mais tu ne vas pas loin avec ça ) ... il me paraissait normal qu'il s'en éloigne. Après, il s'est réapproprié l'histoire et en a fait ce qu'il voulait.
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Mer 29 Jan - 23:22

Marianne a écrit:
Une question : est  ce que le sexe doit appartenir au "masculin" absolument ?

non. Autant comme tu dis, au début j'ai apprécié la 1ère scène qui n'était pas edulcorée toute douce et sensuelle. Mais stop après, les autres étaient juste de trop, et je me disais "ah bah oui, tiens, on l'avait pas fait celle là encore de position..."
Et puis un peu décousues et mal amenées du coup..

Citation :
J'ai surtout ressenti les obsessions du réalisateurs dans la façon qu'il avait de tout le temps filmer des culs ( Adèle de dos dans la rue, Adèle dans son lit sur le ventre, les statues dans le musée, la fessée lors des actes sexuels ). Manifestement, c'est son truc à lui ... m'enfin qu'il soit homme ou femme , ça serait pareil , tout le monde peut avoir ses fétiches.
bah ouai c'est ça ! On le sent trop présent finalement Kekiche, lui et ses fantasmes, et soucis sociaux. Bon c'est son film, il fait ce qu'il veut...

Citation :
Pourquoi une scène si longue pour l'anniversaire d'Adèle ? Pour s'opposer un peu plus tard à la fête en l'honneur d'Emma.
bah ouai, mais ni l'une ni l'autre n'était dans la BD. Du coup, je ressens comme si elles étaient de trop ces deux fêtes justement. Mais oui, c'est logique avec son détournement quoi... Mais je suis pas sûre que si on les enlèves, ça change pas la compréhension du film (Emma lui dit qu'elle a refait sa vit avec la nana et ses enfants. Bon, ça plante le décors de la scène de fin... mais 3H de film... t'as envie que ça se termine.

Citation :
Pourquoi des scènes si longues à l'école ? Parce que l'école est centrale tout au long du film ... dans l'histoire, c'est l'instruction qui permet de s'élever, de se poser des questions, d'évoluer dans la vie. Adèle veut être instit parce que c'est l'école qui lui a permis de se développer. C'est la seule chose qui lui tient tout au long du film.
C'est vrai, t'as raison. Et faut bien admettre que pour le coup, c'était un vrai plus  (son goût pour l'ecole et sa passion littéraire) pour le coup. J'ai bien aimé cette opposition entre les deux personnages, pas assez approfondies dans la BD.
Citation :

La question de l'acceptation / non acceptation, elle est traitée ... mais différemment, parce qu'il ne voulait pas faire un film sur ça. Dans l'absolu, je dirais qu'il a eu raison parce que les films sur "trop dur d'être lesbienne" et les histoires là dessus, j'en ai un peu soupé et qu'il est aussi bien que le cinéma (européen ) passe la seconde à ce niveau.
En gros, le côté lesbien est souligné mais on s'en fiche un peu que cette passion unisse un homme/une femme/deux femmes/deux hommes...c'est peut être ça qui est mal compris, il n'est même jamais dit ou montré clairement que le personnage est homosexuel. La fin reste ouverte à ce sujet.
ben ouai, t'as raison, juste que c'est pas la BD quoi... lol Du coup, je ne peux apprécier cette angle/version, qu'en me disant que c'est une inspiration, et non pas une illustration, du livre  Very Happy ( ce qu'il a le droit d'ailleurs. Juste je m'attendais à retrouver l'histoire de la BD koua ^.^

Citation :
Avouons que la BD de base , mis à part le dessin, proposait un scénario digne d'une fanfiction très moyenne avec des revers scénaristiques hyper éculés et un romantisme un peu bon marché  ( j'ai rien contre mais tu ne vas pas loin avec ça )
Ben je dois être une grande romantique parce que j'ai bien aimé (j'en lis pas beaucoup des fanfiction ou des BD faut dire)  blush

Le livre n'est pas un prodige, mais le film a pas mal de défaut pour une palm d'Or (de jeux d'acteurs, un soucis du réalisme en opposition avec des des truc mal amenés ou lourding, et des scènes pas toujours très crédibles) qui font presque film débutant courts-métrages mal monté, s'il ne durait pas 3H ! (après je connais pas du tout ce réalisateur, c'est peut être son style hein, et y'a pas le budget d'un blogbuster non plus hein...

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 30 Jan - 0:47


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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 30 Jan - 1:01

Salut !

Je n'ai pas autant réfléchi que vous au film. J'avais commencé la BD bien avant (et pas terminé je ne sais plus pourquoi). Je l'ai relue juste avant d'aller voir le film.

En effet, Kechiche adapte assez librement la BD, mais je trouve qu'il reste malgré tout proche de l'esprit (même si la fin diffère clairement). Mais qu'il ne suive pas à la lettre la BD n'est pas un problème pour moi. Il est là pour bâtir sa propre oeuvre, pas pour faire une simple redite.

Comme je le disais, je n'ai pas autant analysé le film que vous, mais j'ai vraiment beaucoup aimé. Contrairement à toi, baboo, je trouve qu'il mérite sa palme d'or. Adèle Exarchopoulos crève l'écran, elle est magistrale. Il y a des scènes incroyables, notamment la scène de fin dans le café, de très beaux plans, sur le banc dans le parc. Adèle est merveilleusement filmée.

Contrairement à toi, baboo (bis), les scènes de sexe ne m'ont pas du tout gênée. L'une d'elle était certes très longue, mais je n'ai pas le souvenir qu'à part celle-là, il y en ait tellement eu.

Ensuite, je n'ai pas vu les autres films de Kechiche, mais il semble que ces films soient souvent très longs. Je pense qu'il cherche à nous installer dans des ambiances, atmosphères. Il ne vise pas l'"efficacité" à mon sens, il tente de nous faire vivre les situations, de nous faire rentrer dans des intimités. Le propos est là, je pense. Qui est cette fille, Adèle, d'où vient-elle, qu'aime-t-elle, comment vit-elle, ressent-elle les choses. D'où les très gros plans, les scènes de bouffe (aussi nombreuses, sinon plus nombreuses que les scènes de sexe - il semble que la nourriture soit importante dans l'oeuvre de Kechiche).

Et puis, Adèle... car c'est le nom de l'actrice, non ? N'a-t-il pas recherché une plus grande incarnation du personnage par l'actrice de cette manière ? Je ne sais, mais je pense que c'est sans doute une des clés.

Bref, je ne cacherais pas que j'ai trouvé le film peut-être un chouilla long, mais je l'ai malgré tout trouvé magistral. Du moins, lors de son visionnage en salle la première fois. Peut-être penserais-je autrement si je le revoyais.

Ariane
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 30 Jan - 4:00

heloise a écrit:


En effet, Kechiche adapte assez librement la BD, mais je trouve qu'il reste malgré tout proche de l'esprit (même si la fin diffère clairement). Mais qu'il ne suive pas à la lettre la BD n'est pas un problème pour moi. Il est là pour bâtir sa propre oeuvre, pas pour faire une simple redite.
ça ne me derange pas qu'il change pour sa version, ça peut être sympa d'être pris à contre pied. Mais je n'aime pas sa version, voilà. Il a enlevé des choses quand même essentielles à l'histoire (pour quelqu'un qui a le sens du détail et du réalisme...). Pour rajouter des truc qui n'apportent rien, même pas à la sienne (ce serait une volonté du réalisateur de faire passer ses propres idées personnelles, (ce qui donne cette impression qu'on le sent trop présent). Au final, sa version, d'une histoire d'amour de lesbienne, il en  fait un bout de tranche de vie d'une ado, sur fond de lutte des classes  Shocked ( dont il n'est pas du tout question dans la BD). A ce moment pourquoi prendre cette histoire de lesbiennes ? Il aurait fait la même histoire avec des hétéros, ça aurait été pareil (moins le buzz et moins racoleur...  :lightsmile: )



Citation :

Contrairement à toi, baboo, je trouve qu'il mérite sa palme d'or.
tout dépend ce qui justifie ce titre... (c'est plutôt pour récompenser les 1er rôle ? ou les film indépendants ? ) J'admets ne pas avoir vu beaucoup de film "palme d'or"... Et je ne connais pas non plus les films qui étaient en face.
Mais personnellement, j'irai pas jusqu'à "magistrale" ! lol J'avais même plutôt une sensation de façon de filmé "d'amateur" alors que bon, c'est pas son premier film. mal coupé. On entend pas toujours bien les répliques, j'ai souvent du monter / descendre le son sur l'ordi parce que c'était pas régulier (moins gênant dans une salle de ciné?). Des ellipses de temps pas réussies (Adèle en instit déjà, elle fait encore 17ans, et même dans le dialogue avec les enfants, pas bien crédible... Le jeux d'acteurs, parfois un peu récité quand même, surtout les personnages secondaires !! (l'amant est un participant de la nouvelle star alors bon... ça fait cartons pate par certains côtés)  Je ne m'y connais pas en "plan" mais est-ce que tout était vraiment de l'art maitrisé ??... c'est trop près, donc beaucoup coupées, impression par moment de sacade et que l'ambiance justement est pas fluide. ça me dérangeait un peu (après, tu ne vois plus que ça lol )

Citation :

Adèle Exarchopoulos crève l'écran, elle est magistrale. .
l'actrice jouent bien, et il y a effectivement des belles scènes (quand elles rigolent ensemble, on ressentait vraiment leur complicité!). Encore une fois, c'est la façon/choix des plans. Peut être pour le banc, avec le baiser hyper sensuelle avec le rayon de soleil derrière qui ebloui entre les deux visages ? ... bon allez ok lol  Mais la morve au nez, pardon mais... sous prétexte de soucis de réallisme, ça perd en crédibilité! C'est juste un reflexe humain obligatoire, quand on a la morve au nez qui descend jusqu'au lèvre, on s'essuie ! Même si elle s'était mouché dans son pull, ça m'aurait pas choqué ! Certes c'est tout aussi dégueu, mais plus authentique !! Là, on ne voit que ça, la morve descendre tout doucement pendant 1min50, on fait même plus gaffe au reste, et dans ta tête sa hurle "mais mouche toi bon sannnnnnng ! C'est obligé que ça te chatouille!" et c'est comme ça tout le temps du film sérieux !! (ah si une fois, elle s'essuie machinalement avec sa main puis elle se passe lol la main dans les cheveux (hugh lol),  et plan suivant de 2s gros plan statique, Adele morve au nez...  et à la fin elle fini par s'essuyer tout ça dans un mouchoir en papier (alleluia!!)
Donc tu ne peux t'empecher d'imaginer Kechiche derrière sa caméra et imposer "nan nan, laisse couler, c'est beauuuuuuu c'est de l'aaaaaaart". peut être, mais c'est pas crédible, et ça fait juste un truc cru de plus dans la tirelire.

Citation :
Contrairement à toi, baboo (bis), les scènes de sexe ne m'ont pas du tout gênée. L'une d'elle était certes très longue, mais je n'ai pas le souvenir qu'à part celle-là, il y en ait tellement eu.
Alors j'ai recompté, et si je ne me trompe pas :
- il y a 3 scènes de sexe. (1 fois chez les parents d'Emma, et 2 chez les parents de Adele
- la 1ère : Ce qui a du me donner cette impression de too much c'est peut être que la 1ère dure 7min (c'est long quand même...) pour 8 ou 9 positions (tout dépendant comment on compte :p chacune sont tour machin toussa) que je ne nommerai pas Razz
- les 2 autres sont peut être de trop en fait, elle tombe comme ça, comme un cheveux sur la soupe (oui bon bah c'est la passion des débuts, "t'es belle, t'es douce, j'aime tes cours de philo très profond, très intense, je jouie du savoir..."
- Alourdies de surcroit par des plans de "je remonte lennnntement des pieds à la tête le corps d'adèle nue" (en montrant bien les fesses / le clitoris d'Adèle hum hum... bon ok j'suis pudique mais est-ce vraiment de l'art ou prétexte pour du voyeurisme ?..
Et on enchaine aussitôt avec deuxième plan " "je remonte lennnntement des pieds à la tête le corps d'adèle nue", mais cette fois c'est parce qu'elle pose pour Emma, qui est devenu dessinatrice (ellipse changement de coupe pour marquer qu'on a passé 5/10 ans).
(NB :petit référence à  Titanic quand elle la dessine, la cloppe au bec au lieu du beaux bijoux. Exactement la même pose que Rose Wink
- la scène ou elle se fou à poil pour rejoindre sa compagne dans le lit, c'est le quotidien, mais oui, replan sur ses fesses..

=> Le tout dans une fourchette de 25min, ça donne une impression de too much. Et son sens du détails, est à la limite du voyeurisme déguisé (bon j'irai quand même pas jusqu'à dire que c'est du porno graveleux, mais on ne peut pas nier que le réalisateur a une obsession. Qu'on retrouve aussi quand il film les filles qui danse*)
En tout cas, ça me dérange, et à la limite, ça dessert presque le film, et donc l’œuvre de Julie Maroh

* au passage 2min30 la danse avec le rebeu qui la drague, on a compris...- c'est pour montrer le film muet américain en fond derrière ??? encore un private element ?... -  et après un dialogue que je classe dans les inutiles à l'histoire et/ou trop long, où il lui explique qu'il est acteur à new york, mais qu'il n'a que les rôles de poseur de bombe islamiste... pfff  :almeria:  mais ça te plairait New York... (oui mais nan, elle est du côté des pauvres) 1/ on s'en fou, puisque c'est la vie d'Adèle, hein.  2/ c'est pas anodin à mon avis, le réalisateur cherchait un prétexte pour caler ça dans son film, pour je ne sais quelle raison. Encore une fois, on sent Kekiche la derrière quand on regarde en visonnant.  

** au passage, j'avais pas remarqué qu'en fait, Emma flirt vachement avec son ex ! alors après se poser en pourfendeur de moral et insulter l'autre de pute... pardon ??..  Déjà que cétait la scène que je trouvait pas crédible, mais en plus tant dans le jeux que le fond.


Citation :
Ensuite, je n'ai pas vu les autres films de Kechiche, mais il semble que ces films soient souvent très longs. Je pense qu'il cherche à nous installer dans des ambiances, atmosphères. Il ne vise pas l'"efficacité" à mon sens, il tente de nous faire vivre les situations, de nous faire rentrer dans des intimités. Le propos est là, je pense. Qui est cette fille, Adèle, d'où vient-elle, qu'aime-t-elle, comment vit-elle, ressent-elle les choses. D'où les très gros plans, les scènes de bouffe (aussi nombreuses, sinon plus nombreuses que les scènes de sexe - il semble que la nourriture soit importante dans l'oeuvre de Kechiche).
oui sans doute. et les scène de l’école encore plus je pense...  Rolling Eyes 
Le côté gros plan, tout le temps, perso 1/ c'est pas esthétique je trouve. Je vois trop les expressions de jeu d'acteurs pas toujours réussie sur certaines scènes. Et puis j'avoue, à un moment, avoir remarqué un tic pas très esthétique de l'actrice qui joue Adèle : bon sang, elle a toujours la bouche en cul de poule et se lèche les lèvres. Je voyais plus que ça  Laughing 
et 2/ ça donne une impression qu'il est à 400% dans les expressions, "je veux de l'emotion.... encore....' . quasi tout le long du film. Même les bagarre de lycée sont filmé de près. ça remue, on dirait presque une caméra embarqué de "j'irai dormir chez vous" et du coup, oblige à plein de coupure/plan pas toujours bien raccords qui font saccadé et pas fluide.



Mais je crois qu'au fond, ce qui me laisse un goût de déception , "je ne regrette pas de ne pas avoir payé pour voir ce film en salle", c'est vraiment ce choix de version que les defauts technique ou de jeux.

Ce choix de détournement d'une histoire d'amour homosexuelle (parce que bon, merde, c'est quand même 2 filles quoi, faut pas faire l'hypocrisie) en changeant le thème finalement sur un pb de lutte des classes.. C'est même pas qu'il "occulte" l'aspect politique de l'homosexualité, c'est qu'il ldécide de la rayer complètement, délibérément, comme s'il la niait! ... non ?

- Dans la BD, Clementine a du mal à accepter son homosexualité.  Dans le film, ça ne lui pose aucun problème, et passe à l'acte normalement... vraiment ? normal ? (je sis pas sûre dans la réalité que ça puisse être si facile).
-Compètement rayé aussi son meilleur ami Valentin et son copain, son engagement à gay pride, et qui va beaucoup l'aider à se libérer et la consoler dans ses débuts avec Emma.
- Sur la question des violences/rejets homophobes à l'ecole (qu'elle le vit super mal... dan la BD), Valentin la soutient d'ailleurs beaucoup plus. Là on dirait limite qu'il s'en fou, lâche, il ne la defend même pas, ni ne vient à son secours pendant quand sa fini en pujila place publique et qu'elles en viennent aux mains. Valentin la prend à part après et lui fais presque sur le ton de reproche : "Sérieux tu fais quoi là ?" ... "ecoute moi... sur la tête de moi..." mais c'est tout. Et comment elle, elle va pourrsuivre sa scolarité ? Son bac ? On s'en fou, c'est pas dans la thème Adèle dans l'enclave des classes sociale... bon ok  Dans la BD, on apprends même que un des garçons virulents, adoptait justement ce mécanisme de défense par peur, et remercie Valentin de ne pas avoir balancé à l'ecole pour leur relation à tous les deux. C'est subtile mais c'est là.  (j'en ai pas senti chez kekiche)
- la rupture avec la "régulière" d'Emma ?
- Si elle se mettent en ménage c'est parce que les parents de Clémentine la foutent à la porte en la rejetant complètement.
- si le coupe se sépare, c'est parce que Clementine a toujours du mal à s'assumer , elle se bat contre elle même, et avoue avoir eu une relation avec  homme juste une fois (et non pas une pute qui se tape 3 ou 4 fois son collegue de travail. Ou parce qu'elle voit Emma flirter avec son ex; ou parce que chacune a du mal à sortir du carcan de sa conditions sociale ou son environnement).
-dans la BD,  Emma qui essaye de se faire sa place malgré tout dans la famille de Clémentine qui la compare au démon
- dans le film, elle ne sont plus ensemble pour le physique qu'une vraie histoire d'amour
- la fin ouverte avec une possible reconversion avec les hommes ou pas (qu'il n'est pas du tout question dans le film)

=> ça fait beaucoup pour moi. Donc au final, ça donne l'impression que tout ce qui racoleur (il a gardé le baiser de la petite camarade de classe, il a gardé la boite gay), il garde. mais pas question de traiter tout ce qui va avec. Je trouve ça trop facile de se cacher derrière cet argument "nan mais moi, c'était pas le sujet..." et lâche quelque part (il a peut être même un problème latent d'ailleurs paradoxalement vu la maladresse de l'actrice, ça m’étonnerait pas du mec).
c'est limite insultant, pour la lesbienne que je suis, et pour l'auteur du livre non ? Elle en pense quoi d'ailleurs ?  serait bien qu'un jour on puisse traiter le sujet avec autant de légèreté, mais faut quand même bien admettre qu'on en est pas encore là, et y'a forcément un sens militant à défendre et maintenir.
Donc ce qui me dérange,c'est qu'il y avait une volonté de Julie Maroh, qui a été délibérément éludée par kékich, et peut être pas pour des raison aussi louables que vous le pensez. Vraiment dommage, ça aurait pu être top sinon ! Déçue et dubitative si je devrais même, de ne pas le cautionner au final. (ce serait dommage, car les actrices sont pas si mal, malgré la déclaration limite lesbophobe de Léa Ceydou... mouai mouai... Preuve justement qu'il y a encore du boulot contre l'homophobie latente, et qu'il faut les traiter)

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 30 Jan - 6:02

On en revient toujours au même problème : ce n'est pas une adaptation fidèle de la BD et ça n'a jamais été "vendu" comme tel. Il faut donc prendre les deux oeuvres comme deux histoires différentes.

Quand on compare Walking Dead en tant que série et en tant que comic , on sait qu'on a pas la même chose et finalement c'est très bien comme ça. Ca permet aux fans du comic de profiter des deux intrigues sans trahir l'idée.

Est ce qu'on peut reprocher à un réalisateur sa présence ? Quand on regarde un film de Tarantino , sa patte est omniprésente et personne ne hurle sur ses anachronismes voire ses modifications historiques ( ex : scéne de fin de Inglorious Basterd ). Pareil pour Tim Burton ... si on ne "voit" pas Tim Burton dans ses films, ça n'aura aucun intérêt.

C'est justement ce qui distingue un film d'auteur d'un autre.

La longueur, les gros plans , les scènes de bouffe et de sexe, c'est l'auteur...pas que le film ou le montage soient mauvais, mais ce sont des choix artistiques. On aime ou pas, mais ce ne sont pas forcément des ratages, c'est que l'on apprécie pas ce style ( on retrouve ce genre de style dans les films de Maïwenn le Bisco par exemple ). Ce qui plaît ( ou déplaît ) c'est justement le regard différent de ce qui est proposé par ailleurs.
On ne pourra pas reprocher à l'auteur de n'avoir pas présenté quelque chose de fort, de pensé , de travaillé.
Il n'y a pas de problème de budget : les scènes ont été tournées et retournées pour être exactement comme ça.

Quant au thème, on en revient toujours à la même chose : ce n'est pas un film sur l'homosexualité. C'était le thème de la BD, pas celui du film...et ça a été dit maintes et maintes fois pendant la promo.
Pour moi, à partir du moment où il n'a jamais été dit que la représentation était fidèle, il n'y a pas de mensonge ou de décalage à chercher réellement, juste deux visions complémentaires.

Encore une fois : l'adaptation fidèle de la BD aurait donné un vieux nanars. C'est mignon, mais la fille qui se laisse mourir d'amour ou de non acceptation d'elle même...c'est lourdingue. Vu le cinéma de Kechiche, il n'aurait JAMAIS pu faire un tel film , parce que c'est pas réaliste, parce que les ficelles auraient été encore plus grosses. Parce que , dans la vraie vie, on survit à son premier amour ( généralement ) et que c'est ça qui est le plus violent à encaisser.

Adapter la BD , ça aurait été faire un film qui existe déjà sous des multiples formes...un film qui n'aurait rien apporté du tout aux LGBT , et sans doute un film qui n'aurait pas eu la palme d'or.

Je pense qu'on a tellement été formaté à un style d'histoire qu'on réclame de la voir encore et encore alors que ça ne colle pas à l'évolution réelle de la société. L'homophobie est soulignée, elle existe, mais il n'est pas impossible de vivre en tant qu'homosexuel dans cette société, loin de là.
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Agrimony

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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   Jeu 30 Jan - 6:43

je ne vais pas prendre une part aussi conséquente au débat par manque de temps ce matin... mais juste deux ptites réactions... je vous ai lues attentivement et je trouve tous vos arguments défendables... je n'ai pas aimé le film.

- Quand je lis que le film n'a pas été vendu comme ça, je pense qu'en effet il n'a pas été vendu comme ça PAR LE RÉALISATEUR... mais les médias l'ont largement évoqué... "la vie d'adèle, adapté de la bande dessinée blablabla"... je l'ai entendu plus d'une fois car ma culture lesbienne étant pas si développée que cela,.. j'ai demandé à une amie si elle connaissait et c'est seulement lors du buzz que je l'ai lue... NE JAMAIS LIRE un libre, bd ou roman avant de voir l'adaptation.... JAMAIS !!!! on est forcément déçu...(ou souvent)

- Ensuite, pour suivre Baboo, lorsque tu dis qu'on voit trop ses fantasmes, que c'est trop hétéro ou qu'il ne traite pas la question de l'acceptation... en fait, si le film avait été traité par une femme hétéro, certes l'angle aurait été encore différent mais je pense qu'elle aurait pu faire la "même erreur". Il peut être difficile je pense de mesurer toutes les questions qui découlent d'une attirance homosexuelle. Je ne sais pas à quel point il s'est renseigné sur ce qu'était qu'être homo et réaliser ce que cela implique mais à l'évidence, l'acceptation d'une sexualité "hors norme" ne semble pas être si problématique pour lui... d'où,peut etre, ce choix de priorité (classes sociales).

Bref, moi j'ai pas aimé... mais j'entends tous les arguments. J'ai été vraiment déçue de la grande liberté prise sur la fin de l'histoire....
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MessageSujet: Re: Le bleu est une couleure chaude adapté en film   

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Le bleu est une couleure chaude adapté en film
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